Mohammed Ouiya

Mohammed Ouiya

Mohamed est l’un des principaux soudeurs de l’atelier Maison Intègre. Il délaisse l’école pour le bronze en 2006 et se trouve une place au centre artisanal en tant que soudeur. “C’est mon frère qui m’a initié au travail du bronze et ça m’a plu.” Electron libre dont le travail de soudure est indispensable dans la finition des pièces, Mohammed rejoint l’équipe Maison Intègre en 2020. “Je dois encore m’adapter aux différentes exigences mais tout se passe bien. Il y a eu pas mal de changement avec la construction de l’atelier mais s’il plaît à Dieu, que Maison Intègre avance et prospère ! Si c’est le cas, ça nous bénéficiera aussi. ”


Lazare Ouedraogo

Lazare Ouedraogo

Lazare est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’écosystème Maison Intègre.
Présent dès la genèse du projet, il occupe aujourd’hui un rôle central dans la gestion de l’atelier, du matériel et des parties prenantes. C’est le superviseur, le gestionnaire et le médiateur de toute l’activité de Maison Intègre au Burkina Faso.
“J’ai rencontré Ambre lorsqu’elle travaillait encore à Canal + où j’y faisais des petits travaux. Grâce à ses recommandations, j’ai pu trouver de nombreux autres clients. Ce qui m’a permis de créer ma propre société. C’est tout naturellement que lorsqu’elle m’a proposé de l’accompagner dans le développement de Maison Intègre, j’ai accepté. Je ne connaissais absolument pas le travail du bronze. Au fil des années et des pièces produites, j’ai pu me familiariser avec tous les corps de métiers du bronze. Maison Intègre n’est pas un projet de tout repos avec beaucoup de défis sur le plan technique comme sur le plan humain. La situation ici au Burkina n’est vraiment pas facile au quotidien. Mais, j’aime me dire que je permets à des artisans de vivre de leur art et de nourrir leur famille. Aujourd’hui, grâce à la confiance bâtie avec Ambre, notre relation a dépassé le stade des liens professionnels. Maison Intègre pour moi, c’est la famille !”


Retrospective

RETROSPECTIVE

Début 2023 Maison Intègre a présenté pour la première fois à Paris une retrospective de son travail à la galerie Noé Duchaufour Lawrance.
Retour sur cette exposition qui met en lumière sa collection permanente mais aussi les nouveautés Maison Intègre Studio.

Photographies par ©LucasFranck


Les cavaliers du Burkina

Les cavaliers du Burkina

Si vous venez au Burkina, il n’est pas rare de rencontrer un cavalier arpentant les rues. Le cheval, emblème du Burkina, a une relation très étroite avec ce pays.

Ce lien est né de l’épopée légendaire de la princesse Yennenga et d’un prince Malinké en exil. Yennenga signifie “la mince, l’élancée”, elle est la fondatrice du royaume Moogo rassemblant les peuples Mossis dans l’actuel Burkina Faso. Elle est la fille du roi Nedega, roi autoritaire et juste qui régnait sur les peuples Dagomb. La princesse était passionnée par les chevaux, mais désespérait de ne pas pouvoir monter comme le faisaient les hommes.
Rebelle et téméraire, elle convainc son père de lui donner l’autorisation de chevaucher à ses côtés et devint une guerrière féroce. Suite à un conflit avec son père, ce dernier la jetta en prison, cependant la princesse parvint à s’évader et s’enfuit sur sa monture favorite, un étalon blanc. Lors de sa fuite, elle rencontra le prince Malinké, dont elle tomba éperdument amoureuse. De leur union naquit le prince Ouedraogo qui signifie “étalon” ou “cheval mâle”. Aujourd’hui ce patronyme est l’un des plus répandus au Burkina Faso, et l’étalon blanc sur lequel s’est enfuie la princesse est aujourdhui l’emblème nationale du pays.

Aujourd’hui ce ne sont que quelques familles aisées qui possèdent des chevaux en ville, les jeunes cavaliers se déplacent dans les rues et se mêlent à la circulation frénétique de la capitale. Se donnant rendez-vous devant un bar ou une boite de nuit, ils se retrouvent à des cérémonies ou des spectacles. Ils permettent à tous de se remémorer le culte équestre de la noblesse et de la beauté.  Il est courant également de croiser des chevaux se promenant en liberté, ils s’arrêtent parfois devant les maisons simplement pour paître, ils sont les rois de la ville. 

Philippe Bordas et un photographe qui a réalisé une série de clichés mettant en valeur les cavaliers Mossis. « J’accompagnais [l’artiste] Tiken Jah Fakoly, dont j’étais le photographe pour un concert à Ouagadougou. Des cavaliers sont venus à l’aéroport et nous ont escortés à travers la ville. Ils étaient très impressionnants, et cela a attiré ma curiosité. »

À travers cette collection de photographies, il nous permet de nous plonger dans la relation étroite qu’ont les Ouagalais avec l’animal majestueux qu’est le cheval. 

© Philippe Bordas